View the English version of this campaign
Le cancer colorectal n’attend pas que l’on atteigne 50 ans, et le programme de dépistage du Québec ne devrait pas non plus.
Partout au Canada, les provinces passent à l’action. L'’Île-du-Prince-Édouard et l’Ontario ont toutes deux annoncées qu’elles abaissent l’âge de dépistage du cancer colorectal à 45 ans. Le Québec est à la traîne.
Cancer colorectal Canada demande au gouvernement du Québec d’abaisser l’âge de dépistage du cancer colorectal à 45 ans et de passer enfin d’un modèle opportuniste à l’approche proactive, sur invitation, que d’autres provinces offrent à leurs résidents depuis plus d’une décennie.
Pourquoi le dépistage à 45 ans est-il si important ?
Le cancer colorectal est l’un des cancers les plus courants et les plus mortels au Canada. Les taux chez les moins de 50 ans sont en hausse, et trop de Québécois ne reçoivent un diagnostic qu’après l’apparition des symptômes.
À ce stade, le cancer est souvent à un stade plus avancé et plus difficile à traiter.
Le cancer colorectal est évitable, traitable et guérissable à 90 % lorsqu’il est détecté tôt. Pourtant, les Québécois et les Québécoises de 45 à 49 ans sont hors du programme provincial de dépistage. Ce qui rend cela encore plus difficile à accepter, c'est que le reste du Canada ne reste pas les bras croisés.
Les résultats du modèle REFRAME, fondés sur les tendances d’incidence québécoises et sur des projections populationnelles adaptées au contexte du Québec, démontrent qu’un abaissement de l’âge du dépistage du cancer colorectal à 45 ans pourrait, entre 2025 et 2071 :
- prévenir environ 2 870 cas de cancer colorectal;
- éviter près de 1 200 décès;
- prévenir plus de 16 000 années potentielles de vie perdues;
- et, générer environ 60 millions de dollars d’économies pour le système de santé québécois.
L’Île-du-Prince-Édouard a été la première province à s’engager à offrir le dépistage dès 45 ans. L’Ontario vient d’annoncer qu’il suivra son exemple. D’autres provinces invitent de manière proactive les résidents admissibles à se faire dépister depuis plus d’une décennie.
Le Québec, en revanche, s’en remet toujours à un modèle opportuniste, ce qui signifie que les gens ne se font dépister que s’ils se rendent à Clic Santé. Ce n’est pas un programme de dépistage. C’est le hasard.
Et on ne peut pas lutter contre le cancer en comptant uniquement sur la chance. Il faut une volonté politique.
Ce que nous demandons
Nous demandons au gouvernement du Québec :
- d'abaisser l'âge de dépistage du cancer colorectal à 45 ans pour les personnes à risque moyen;
- d'adopter un modèle de dépistage proactif, sur invitation, comme le font d'autres provinces depuis des années;
- de veiller à ce que les Québécois aient un accès équitable au même dépistage vital dont bénéficient les Canadiens des autres provinces.
Il s’agit d’une mesure concrète et fondée sur des données probantes qui peut réduire les diagnostics tardifs, améliorer les résultats et alléger la pression à long terme sur le système de santé québécois.
Ce que vous pouvez faire !
Écrivez une lettre à votre député.e et à la ministre de la Santé du Québec. Dites-leur que les Québécois et les Québécoises de 45 à 49 ans méritent le même accès au dépistage que les Canadiens et Canadiennes de l’Île-du-Prince-Édouard et de l’Ontario.
Si vous ou un de vos proches avez été touchés par le cancer colorectal, en particulier dans la quarantaine, votre histoire est exactement ce que les décideurs ont besoin d’entendre. Veillez à souligner dans votre texte pourquoi le dépistage précoce dans cette tranche d’âge est si essentiel.